•  

    Je ne pensais pas poster d'article aujourd'hui mais la lecture du texte

    publié par Pom : L'atelier Papillon, m'a beaucoup touchée . Le voilà :

     

     

    La jolie maman...

     

    Il y a le dessin, puis le collier de nouilles, suivi du poème et de petits cadeaux sans valeur qui sont des trésors qu'elle gardera jusqu'au bout de sa vie.

    Puis vient le gros cadeau, parfois mal choisi mais toujours donné avec amour.

    Puis vient le bouquet de fleurs livré, parce que l'on n'a pas le temps, et l'appel téléphonique, puis l'oubli car on est débordé !

    La jolie maman attend son "bébé" dans la maison de retraite ou dans sa grande maison vide en regardant ses "trésors".

    On ne sait plus quoi lui payer ! Mais elle, ce qu'elle voudrait, c'est une heure ou deux avec son "bébé", sans cadeau, surtout sans sa montre, l'avoir un peu pour elle toute seule.

    Puis, un jour de Fêtes des mères, l'enfant est là.  Il a eu du temps pour sa jolie maman, mais c'est elle qui n'a plus le temps, qui ne l'attend plus. Elle est dans sa tombe, la jolie maman, et l'enfant a du temps pour pleurer.

    Texte de Suzie Peltier (Armeau) Le Bien Public du 8 juin 2012

     

     

    Ma maman a reçu mon bouquet...mes chocolats...mon appel téléphonique

    ce matin ; malheureusement je n'étais présente que par la pensée et

    les souvenirs...

    Quelques photos jaunies sur lesquelles mon regard s'est arrêté

     

    Maman à l'âge de 28 ans ...

     

    Bonne fête Maman

     

     

    Nous étions 11 enfants.. Cette photo a été prise en 1961 .Nous y sommes 8 car

    l'aînée de mes sœurs avait déjà quitté la maison...

    C'est moi la seconde ( 16 ans ici)

    Le plus vieux des garçons ( né 1 an 1/2 après moi)

    devait être parti jouer.Le dernier de la fratrie n'était pas encore né..

     

    Bonne fête Maman

     

    J'ai beaucoup joué à la maman !

     

    Maman aura 94 ans en octobre ...

     

    Maman

     

    Que tu es belle, Maman, penchée sur son berceau !

    Veillant ses boucles blondes. Pour toi, c’est le plus beau !

    Par ta chaude présence déjà, tu le consoles,

    Une caresse, un baiser, son gros chagrin s’envole….

     

    Les ans passent très vite, déjà c’est la rentrée,

    Ta main serre sa menotte, est-ce pour le rassurer,

    Ou te donner courage lorsqu’ éclatent ses pleurs,

    Unis, par le chagrin qui étreint vos deux cœurs.

     

    Et défilent les jours, s’additionnent les années,

    Tu donnes ta tendresse, ton amour, ta santé,

    Il fête ses seize ans, pour lui n’ont d’importance

    Que l’amour, les copains : il oublie ta présence.

     

    Et pendant quelque temps tu les supporteras,

    Ses mouvements d’humeur, ses silences : l’âge ingrat.

    Quand la gorge nouée devant son attitude

    Tu te caches pour pleurer sur son ingratitude.

     

    Mais au fond de son cœur, il cultive en secret

    Tout l’amour, la tendresse, qu’ils n’osent t’avouer

    Il a au bord des lèvres tout plein de compliments

    Et ce jour-là, tout bête, il dit : Bonne fête Maman.

     

    Moi, depuis des années je t’admire en silence

    Et à toi, ma maman, je fais une confidence :

    Le plus beau compliment que l’on ait pu me faire

    C’est me dire simplement : Tu ressembles à ta mère !

     

    26 avril 1990   Jocelyne ( Pipiou)

     

    *************

    Bonne fête Maman

     

     

     

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  • La tempête 99 selon Pipiou

     

    Il y a eu de gros orages et même tempêtes ces derniers jours.

    En Corrèze ,nous avons eu beaucoup de vent mais rien de comparable à ce

    qui a été vécu dans certaines régions..

    La tempête,nous l'avons subie en 1999.En 2000, j'ai écrit une suite à mes albums

    destinés aux enfants. Son titre :

    Les amis du jardin racontent leurs aventures à Mickaël,

    notre petit fils né    en mars 99..18 ans déjà !

     

    Pour en revenir à la tempête..voilà ce qu' Esmeralda,la mésange ,

    racontait à Mickaël....

     

    - C'est à la fin décembre, tout juste après Noël

    Soudain de gros nuages assombrissent le ciel

    La nuit descend d'un coup et ce, bien avant l'heure

    Un courant insolite dans les airs nous fait peur                                   La tempête 99 selon Pipiou

     

    Chacun de nous regagne son refuge ou son nid

    Consolidant leurs brèches, épaulant les amis

    Un silence inquiétant semble remplir l'espace

    L'angoisse et la terreur nous accrochent à nos places.

     

    Tout d'abord nous parvient un sombre grondement

    Qui s'approche, s'amplifie, et au même moment

    Le vent souffle en rafales, il y met tout son cœur                                        

    Les arbres ploient la tête devant une telle ardeur.                      

     

    Le vent bientôt s'essouffle et perd de sa vigueur

    Les arbres se redressent, s'ébrouent avec lenteur

    Nous pouvons respirer, une alerte est passée

    Mais nous le savons bien : ça va recommencer

     

    Après quelques minutes de calme revenu

    Un nouveau grondement enfle de plus en plus

    Monsieur Vent est allé chercher dans ses entrailles

    Sa puissance et sa force qu'il expulse , qu'il travaille.

     

    Il a gonflé ses joues, les yeux exorbités                                              La tempête 99 selon Pipiou

    Au comble de la colère il paraît habité

    Par le diable lui même...rien...personne ne l'arrête

    Ravi, il se délecte, il n'en fait qu'à sa tête.

     

    Dans le ciel, les nuages se bousculent, semblent fuir

    Leur teinte est irréelle, comme la mer en délire

    Sur leurs poteaux, les câbles, tendus à leur extrême

    Résistent quelque temps dans un effort suprême

     

    Hargneux, le vent soutient encore plus sa pression

    Sous ses efforts se brisent les fils de haute tension

    Qui sillonnent le ciel de zébrures magnétiques

    Tels des feux d'artifice...c'est fantasmagorique !

     

    ...Sous la hargne du vent, ces câbles, tels des fouets,         La tempête 99 selon Pipiou

    Serpentent dans les airs, en viennent à se frôler

    Crépitant en formant des gerbes d'étincelles d'or

    Qui inondent le ciel de flashs multicolores

     

    Dans notre petit nid, protégé par la haie

    Serrés l'un contre l'autre, nous sommes tétanisés

    Nous écoutons le vent qui s'éloigne espérant

    Qu'il revienne apaisé, repu et conciliant.

     

    De loin, nous l'entendons qui revient au galop

    En rage, il postillonne, crachouille, monte à l'assaut

    S'infiltre dans les branches, les force à s'écarter

    Pour avoir plus de prise pour tout déraciner.                         La tempête 99 selon Pipiou

     

    ...Terrifiés, nous le voyons plier le grand sapin

    Qui résiste, s'arc-boute, mais qui cède à la fin

    Devant la violence de chacune de ses rafales

    Majestueusement, sans une plainte, il s'affale.

     

    Le vent gronde, tonitrue, il roule comme le tonnerre

    Les tôles des hangars il projette dans les airs...

    Content de son effet, l'ignoble cataclysme

    Démolit, rase, prépare l'apocalypse.

     

    Puis soudain il pivote, change de trajectoire

    S'époumone sur la haie, savoure son heure de gloire                                      La tempête 99 selon Pipiou

    Content de se repaître des dégâts qu'il provoque  

    Comme le toréador, acharné, il estoque  .......                 

     

     

     

     

     

    Bien entendu, Esmérada  la mésange, sera "emportée" dans les airs

     

    Elle va raconter son voyage imprévu et ses rencontres mais ça...

     

    c'est une autre histoire !

     

     

    La tempête 99 selon Pipiou

     

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  •  

    L'oiseau

     

    Voilà un clipart qui illustre bien mon titre mais pas du tout mon

    humeur du jour.

    Aujourd'hui ,je devais poster un billet sur le manteau encours de Barbie...

    Je me suis assisse devant mon clavier,encore en robe de chambre à

    plus de midi ! Je ne peux pas parler de choses aussi futiles qu'un vêtement

    pour Barbie alors que j'ai le cœur si triste...

    Non..pas de deuil..pas de mauvaise nouvelle à partager mais l'envie

    d'aligner des mots comme chaque fois que je suis mal dans mon cœur.

    Je suis allée voir ma maman hier...Elle est en maison de retraite à

    300 kms de chez nous..Je me suis endormie et éveillée en pleurant...

     

     

     

    Je sais que nous sommes nombreuses dans la même tranche d'âge(70 ans)

    et de ce fait confrontées aux mêmes soucis et peines vis à vis de nos

    parents vieillissants .

    J'ai pris comme pseudo le nom de Pipiou et vous êtes nombreuses

    à l'associer à pioupiou ...l'oiseau..

     

    Ce matin, me réfugiant dans les mots . J'ai relu ce poème que j'ai écrit

      il y a plus de 25 ans.... .Dans mon esprit maman s'est substituée à ce

    petit oiseau :joyeuse et inconsciente des ans qui s'additionnent

    Mais un un jour rattrapée par le "chasseur" : la vie impitoyable.

     

     

    Ne pas pouvoir porter secours face aux ans...

     

     

     

     

     

    L’oiseau

     

     

    « …Septembre aux feuillages mordorés

    Parmi tes couleurs, tes relents

    Tes sous-bois j’aime voleter

    Y gazouiller en sautillant… »

     

    Tu étais gai, petit oiseau

    Sifflant, sautant joyeusement

    De ton chant, j’écoutais ces mots,

    Le chasseur n’en pris pas le temps.

     

    Et je t’ai vu tourbillonner

    Sans pouvoir te porter secours

    Ton petit corps s’est affaissé

    Ta plainte ?...Encore un chant d’amour.

     

    Léger et doux, là, sous mes doigts

    Tu retrouves un peu de chaleur

    Tes yeux semblent me dire : Pourquoi ?

    Vois : la réponse est dans mes pleurs.

     

    Juillet 1991

     

     

     

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  •  

     

    Aquaperle (6)

    Un nouveau jour commence…

    Aquaperle, à proximité du petit pont écarquille les yeux.

    Mais…tu n’es pas Firmin ! murmure-t- elle !

    Firmin a des ocelles couleur turquoise de chaque côté de la tête !

    Qui es-tu ?

     

    *****************

    C'est sur ces mots que nous avons quitté Aquaperle...

     

    ****************

    Aquaperle (6)

     

    - Je suis Madame Firmin ! Je m’appelle Repta.

    Firmin m’a parlé de toi, Aquaperle , et je mourais d’envie te connaître. .

    Tu as sauté, seule, de ce nuage si haut suspendu , quel courage !

    Aquaperle (6)

    Prudemment, tout en devisant, Repta se rapproche d’Aquaperle qui

    écarquille les yeux

     

    Aquaperle (6)

     

    Il est vrai que, juchée sur le dos de Firmin, tremblante de crainte, et quasiment

    asséchée, elle n’a pas réellement vu la physionomie de cet ami providentiel.

     

    Aquaperle (6)

     

    Aussi, au fur et à mesure que Repta s’avance vers elle, elle écarquille les yeux,

    découvre ce corps qui la surprend par la longueur de sa queue qui semble

    n’avoir pas de fin.

     

    Aquaperle (6)

    - N’aies pas l’air aussi apeurée, Aquaperle, je ne te veux pas de mal !

    D’ailleurs je vais de ce pas rejoindre ma petite famille !


    Et la voilà partie, souplement, silencieusement, se faufilant sous les plantes.

     

    Autour d’Aquaperle, Cristale et les Cristalines sautent joyeusement du petit

    jet d’eau du bassin. Cristale se coule sur le petit radeau qui flotte

    à sa surface .

     

    - Viens me rejoindre ! dit-elle à Aquaperle.

     

    Aquaperle se laisse glisser vers elle.

    Mais, tout à coup, elle roule sur une feuille ronde et lisse, tente de se

    retenir, roule et roule de plus belle et rebondit de feuille en feuille et…

    Plouf !

     

    Aquaperle (6)

     


    La voilà lovée dans un calice de rosée au beau milieu des feuilles de lierre.

    Les Cristalines l’entourent joyeusement et l’entraînent vers la cascade,

    puis vers le jet d’eau.

     

    Que d’émotions !

    Elle se sent propulsée, s’élève au-dessus de la surface du bassin qui

    miroite et elle retombe…sur le petit radeau, prés de Cristale qui

    l’accueille joyeusement. 

     

    Aquaperle (6)

     

    Tout autour d’elles, les carpes ondulent, donnent des coups de nageoires,

    zigzaguent, glissent sous la cascade, plongent puis remontent prendre

    l’air à la surface. Elles font des tourbillons de bulles qui forment des

    spirales dans lesquelles elles se laissent emporter.

    Elles vrillent et tournent sur elles-mêmes


    - Tu as repris bonne mine, dis-moi, Aquaperle. Nous allons donc pouvoir

    reprendre notre conversation là où nous l’avons laissé.

    Hier, tu nous disais : J’aimerais vous connaître un peu mieux…

    Alors, écoute…


    Chacune des cristalines va te raconter ses occupations

     

    Aquaperle (6)

     

    Toutes veulent parler en même temps. ...

    - J'ai rincé des légumes dans la cuisine, dit l'une.

     

    - Moi, j’ai lavé les mains d'un petit garçon sale...il n’était pas content

    et il pleurnichait.

     

    - J'ai fait un petit tour dans une teinturerie, dit une troisième qui

    était un peu rouge.

     

    - J’ai lavé du linge et j’ai attrapé le tournis dans la machine à

    laver dit une autre

     

    - Moi, je me suis retrouvé dans la salle de bain d’une belle princesse et je
    lui ai lavé sa belle chevelure blonde

     

    - Et moi répond une autre j’étais dans une cuve de pompiers et j’ai éteint
    le feu qui ravageait la forêt ! J’ai eu très très chaud !

     

    - Et moi, ajoute Brume, j’étais dans le puits. Papi m’a fait remonter puis
    il m’a mise dans son arrosoir et m’a versé au pied de Féligonde.

     

     - Quant à moi, murmure Clarine…

     

    Aquaperle (6)

    J’étais dans une source et un jour j’ai basculé dans un petit cours
    d’eau charmant.


    Il descendait de la montagne et chantait en traversant la prairie.

    Les libellules dansaient sur les rives et les grenouilles nous saluaient.

     

    Aquaperle (6)


    Je me suis accrochée aux herbes de la rive afin de m’arrêter là mais le

    courant un peu rapide m’a entraîné vers une rivière un peu plus large

    mais au déferlement plus lent

     

    Après un long parcours, le paysage a changé ...

    L’air avait une autre odeur, la végétation n’était plus la même, le soleil

    était plus ardent et toute l’eau qui m’entourait avait un goût étrange.

    J’étais arrivée dans la mer !


    Et la marée avec son va et vient incessant m’a entraîné et mêlé à l’eau salée.

    J’ai pensé être noyée dans cette immensité !

    Mais la mer était calme et le soleil brûlant. La surface de l'eau se mit à se

    réchauffer progressivement et tout à coup, je suis devenue toute légère,

    légère, de plus en plus légère... jusqu'à devenir invisible !! Sous l'action

    de la chaleur du soleil, je venais de m’évaporer.

    Je n’étais plus une goutte d'eau mais une perle de vapeur d'eau

    - Et tu as disparue ? demande Aquaperle très impressionnée


    - Mais non ! C’est le recommencement de notre histoire : je me

    suis élevée de plus en plus haut dans le ciel, là où l'atmosphère

    se rafraîchit et je suis revenue à l’état liquide.

    Nous étions nombreuses à vivre cette expérience!!

    Je voyais les Cristalines monter vers le ciel, claires comme

    des bulles de savon.

     

    Aquaperle (6)

     

    Et, à nous toutes, nous avons formé un petit nuage blanc, puis un plus gros,

    puis un encore plus gros, au fur et à mesure que d’autres nous rejoignaient.

     

    Puis, un jour, ce fût l’heure .

    Le ciel est devenu gris, et l’orage a éclaté.

     

    Aquaperle (6)

     

    Je suis tombée sur le nénuphar qui m’a gardé et bercé

    quelque temps au creux de sa large feuille ronde.

    Depuis je suis restée dans ce petit bassin !

     

    Aquaperle (6)

     


    - Comme tu le vois, notre histoire se répète, Aquaperle !

    A chaque fois, elle recommence !

     

    Cette histoire en boucle s'appelle le cycle de l'eau, ajoute Cristale.

    L’EAU est la source de la vie et le symbole de la Limpidité

    C’est là que se termine notre histoire Aquaperle !

     

    - Mais…Tu ne m’as pas tout dit…Et les larmes, d’où viennent-elles ?

     

    - Alors, ça, Aquaperle, c’est une autre histoire… Car vois-tu, je rêve de

    couler sur un doux visage que je contribuerais

    à apaiser ! lui répond Cristale.

     

     

    Aquaperle (6)

     

     

    C'est ici que se termine l'histoire d'Aquaperle, la petite goutte d'eau intrépide

     

    Aquaperle (6)

     

     

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  •  

    Nous avons quitté notre petite goutte d'eau très interrogative.

    Que va-t-elle apprendre ? Aura-t-elle toutes les réponses à ses questions ?

     

    Quand nous l'avons quittée, elle demandait à Cristale:

     

    - J’aimerais tant vous connaître un peu mieux. Que faites-vous chaque jour ?

    Voyagez-vous ? Restez-vous toujours ici ? Ensemble ?

    Aquaperle (5)

     

    - Mais non, Aquaperle ,chacune de nous vit son histoire …

    selon ce que nous sommes : perle de rosée... ou de brume... larmes...

    goutte de pluie…

    Par qui veux –tu commencer ?





    Aquaperle réfléchit.

    Elle dit : - La rosée…La pluie …viennent du ciel, des nuages.

    Mais…les larmes ?

    - Comment te dire ? Les larmes sont le reflet des d’émotions diverses

    résultant soit d’une altercation avec un proche ou d’une manifestation excessive

    de joie, de bonheur, de colère, de douleur . Elles peuvent être provoquées

    par la peur, la colère, l’émotion.


    C’est aussi, pour les bébés, une façon de se manifester.


    Aquaperle silencieuse écoute Cristale.

    Ses pensées vagabondes la retranchent du présent. Cristale scrute

    sa nouvelle amie, consciente de sa rêverie indécise. Imperceptiblement,

    Aquaperle, fatiguée par toutes ses aventures, s’étire et semble s’étaler

    sur la toile d’araignée alors que le jour se meurt enveloppant de pénombre

    le petit bassin

     

    Aquaperle (5)

     


    - Notre petite aventurière va sombrer pour la nuit, se dit Cristale.

    Il est vrai que la nuit tombe.

    La fraîcheur ramène déjà les gouttelettes de nuit !

     

    Autour du petit bassin, brume et rosée commencent à cristalliser

    végétaux et insectes.


    …Ici, elles forment loupes sur les nervures des feuilles d’hémérocalles

     

    Aquaperle (5)

     

    … Là, elles viennent hydrater les pétales de roses

    Aquaperle (5)

     

    … un peu plus loin elles douchent et lissent délicatement

    les ailes diaphanes des insectes

     

    Aquaperle (5)

    Aquaperle (5)

     

    et du papillon de nuit.

    Aquaperle (5)

     


    En quelques minutes seulement , la lune repousse son

    manteau de nuages afin d’éclairer la terre de sa clarté blafarde.

    Tout l’élément liquide adopte alors

    les couleurs de l’arc en ciel sous ses faisceaux lumineux.

    Mais....


    Aquaperle a succombé au sommeil au creux de la toile

    qui a pris ses teintes de nuit.

     

    Aquaperle (5)

     

     Ses songes la transportent dans un monde démesuré, disproportionné.


    Elle revit sa descente du nuage, revoit les mosaïques multicolores des bois


    et des prés, les toits de tuiles colorées et d’ardoises grises ou bleutées.


    Toutes ces couleurs semblent des morceaux de puzzles éparpillés.


    Son rêve la transporte et la dépose délicatement


    au pied de constructions gigantesques.

    Aquaperle (5)

     

    Qu’il fait chaud ! Que de bruit, de cris et de poussière !

    Elle se sent perdue, seule dans ce grand univers.

    Sous elle, le sol brûlant l’incommode.

    Elle sent qu’elle s’amenuise et commence à geindre doucement.

     

    Aquaperle (5)

    - Aquaperle ? Réveille-toi !

    Le gémissement d’Aquaperle pousse Cristale à réveiller son amie qui

    soupire d’aise en regardant autour d’elle.

    - Tu rêvais ! lui dit gentiment Cristale

    Aquaperle cligne des yeux !

     

    Aquaperle (5)


    Son regard glisse à la ronde, s’arrête sur le reflet de l’eau. La lune s’y reflète.

    Dans le ciel glisse mollement un nuage gorgé d’eau .Il forme des ombres

    dansantes à la surface du petit bassin.

    Aquaperle soupire en regardant flotter ce petit nuage au-dessus d’elle.

    Elle pense à nouveau à ses deux amies, Hydra et Ephémère,

    restées dans leur petit nuage. Instinctivement, elle lève les yeux

    - Oh !

     

    Un cri d’admiration lui échappe. Le ciel a pris des couleurs magiques.

    Quelques étoiles scintillent, étincellent et semblent reliées par un fil invisible

     

    Aquaperle (5)

     

    Mais son regard est vivement détourné par de minuscules lumières

    clignotant au ras du sol. Aquaperle s’émerveille :

    - Tu as vu Cristale ? Des étoiles sont tombées dans l’herbe !

    - Ce sont des lucioles ! De petits coléoptères produisant de la lumière.

    Aquaperle (5)

     

    Que d’émotions en une nuit pour Aquaperle !


    Elle semble hypnotisée par ces  gerbes d’étincelles qui pétillent

    autour d’elle et ... sombre à nouveau dans ses rêves.

     

    Aquaperle (5)


    Le gazouillis des oiseaux la sort du sommeil.

    Un merle donne une aubade
     

    Une mésange se baigne dans le petit bain du bassin.

    Aquaperle (5)

     

    Un escargot va chercher la fraîcheur sous la pierre.

    Un coq chante au loin.

    Le soleil repousse lentement sa couette de nuages.

    Firmin, prudent, risque un regard entre les planches du petit pont …

     

    Aquaperle (5)

    Un nouveau jour commence…

    Aquaperle, à proximité du petit pont écarquille les yeux.

    - Mais…tu n’es pas Firmin ! murmure-t- elle !

    Firmin a des ocelles couleur turquoise de chaque côté de la tête !

    Qui es-tu ?

     

    ***************************

     

    Qui a vu Aquaperle si ce n'est pas Firmin ?

     

    Vous le saurez bientôt dans le prochain post....

     

     

     

     

     

     

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