Les feuilles ont pris leurs atours mordorés.et comme chaque année à la
même époque, je pense à la supplique du jardinier de
Jacques-Maurice Sutherland
Cette pensée a été plus vive cette année puisque, dans un album de tricot,
j'ai retrouvé ce brouillon écrit en 2013 !
L’automne
Rose tendre, suave, le rosier « Héritage »
Avive sa carnation et séduit les sauvages
Ces soucis, ancolies, gueules de loup qui prospèrent
Sans ordre et sans engrais, sans soin, sans jardinière.
Campanules, aubriètes, hélianthèmes et sédums
S’approprient la rocaille en épousant sa forme
Disparues la fatigue ; les faiblesses de mon corps
Je fais cure de jouvence pour jardiner encore.
Les senteurs capiteuses, subtiles, du catalpa
Les vagues déferlantes, bleutées des népétas
Discrètes mais opulentes, harmonieuses et dansantes
Je les hume, les savoure, quels plaisirs pour les sens
La nature se surpasse, abondante, somptueuse
Les fleurs des alchémilles replient leur vert chartreuse
Le soleil se tamise, avive les carnations
Quand l’été finissant annonce l’arrière-saison
Pipiou 2013