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    L'automne 2020 est là

     

    Les feuilles ont pris leurs  atours mordorés.et comme chaque année à la

    même époque, je pense à la supplique du jardinier de 

    Jacques-Maurice  Sutherland

     

    L'automne 2020 est là

     

     

    Cette pensée  a été plus vive cette année puisque, dans un album de tricot,

    j'ai retrouvé ce brouillon écrit en 2013 !

     

    L’automne

    Rose tendre, suave, le rosier « Héritage »

    Avive sa carnation et séduit les sauvages

    Ces soucis, ancolies, gueules de loup qui prospèrent

    Sans ordre et sans engrais, sans soin, sans jardinière.

     

    Campanules, aubriètes, hélianthèmes et sédums

    S’approprient la rocaille en épousant sa forme

    Disparues la fatigue ; les faiblesses de mon corps

    Je fais cure de jouvence pour jardiner encore.

     

    Les senteurs capiteuses, subtiles, du catalpa

    Les vagues déferlantes, bleutées des népétas

    Discrètes mais opulentes, harmonieuses et dansantes

    Je les hume, les savoure, quels plaisirs pour les sens

     

    La nature se surpasse, abondante, somptueuse

    Les fleurs des alchémilles replient leur vert chartreuse

    Le soleil se tamise, avive les carnations

    Quand l’été finissant annonce l’arrière-saison

    Pipiou 2013

     

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  • Un beau texte d'espoir : C'était en mars 2020

     

    Bonjour...en toutes langues. 

    La gentillesse comme les virus n'a pas de barrière

     

    J'ai lu un joli texte ce matin d'auteur anonyme mais j'ai lu sur le Net

    qu'il serait de Sabine Parent.

     

    C'était en mars 2020 ...

    > Les rues étaient vides, les magasins fermés, les gens ne pouvaient plus sortir.

    > Mais le printemps ne savait pas, et les fleurs ont commencé à fleurir, le soleil brillait, les oiseaux chantaient, les hirondelles allaient bientôt arriver, le ciel était bleu, le matin arrivait pus tôt.

     

    > C'était en mars 2020 ...

    > Les jeunes devaient étudier en ligne, et trouver des occupations à la maison, les gens ne pouvaient plus faire de shopping, ni aller chez le coiffeur. Bientôt il n'y aurait plus de place dans les hôpitaux, et les gens continuaient de tomber malades.

    > Mais le printemps ne savait pas, le temps d'aller au jardin arrivait, l'herbe verdissait.

     

    > C'était en mars 2020 ...

    Les gens ont été mis en confinement. pour protéger les grands-parents, familles et enfants. Plus de réunion ni repas, de fête en famille. La peur est devenue réelle et les jours se ressemblaient.

    Mais le printemps ne savait pas, les pommiers, cerisiers et autres ont fleuri, les feuilles ont poussé.

    > Les gens ont commencé à lire, jouer en famille, apprendre une langue, chantaient sur le balcon en invitant les voisins à faire de même, ils ont appris une nouvelle langue, être solidaires et se sont concentrés sur d'autres valeurs.

     

    > Les gens ont réalisé l’importance de la santé, la souffrance, de ce monde qui s'était arrêté, de l’économie qui a dégringolé.

     

    > Mais le printemps ne savait pas. les fleurs ont laissé leur place aux fruits, les oiseaux ont fait leur nid, les hirondelles étaient arrivées.

    Puis le jour de la libération est arrivé, les gens l'ont appris à la télé, le virus avait perdu, les gens sont descendus dans la rue, chantaient, pleuraient, embrassaient leurs voisins, sans masques ni gants.

     

    Et c'est là que l'été est arrivé, parce que le printemps ne savait pas. Il a continué à être là malgré tout, malgré le virus, la peur et la mort. Parce que le printemps ne savait pas, il a appris aux gens le pouvoir de la vie.

     

    Tout va bien se passer, restez chez vous, protégez-vous, et vous profiterez de la vie.

     

    Un beau texte d'espoir : C'était en mars 2020

     

     

     

     

     

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    Je ne pensais pas poster d'article aujourd'hui mais la lecture du texte

    publié par Pom : L'atelier Papillon, m'a beaucoup touchée . Le voilà :

     

     

    La jolie maman...

     

    Il y a le dessin, puis le collier de nouilles, suivi du poème et de petits cadeaux sans valeur qui sont des trésors qu'elle gardera jusqu'au bout de sa vie.

    Puis vient le gros cadeau, parfois mal choisi mais toujours donné avec amour.

    Puis vient le bouquet de fleurs livré, parce que l'on n'a pas le temps, et l'appel téléphonique, puis l'oubli car on est débordé !

    La jolie maman attend son "bébé" dans la maison de retraite ou dans sa grande maison vide en regardant ses "trésors".

    On ne sait plus quoi lui payer ! Mais elle, ce qu'elle voudrait, c'est une heure ou deux avec son "bébé", sans cadeau, surtout sans sa montre, l'avoir un peu pour elle toute seule.

    Puis, un jour de Fêtes des mères, l'enfant est là.  Il a eu du temps pour sa jolie maman, mais c'est elle qui n'a plus le temps, qui ne l'attend plus. Elle est dans sa tombe, la jolie maman, et l'enfant a du temps pour pleurer.

    Texte de Suzie Peltier (Armeau) Le Bien Public du 8 juin 2012

     

     

    Ma maman a reçu mon bouquet...mes chocolats...mon appel téléphonique

    ce matin ; malheureusement je n'étais présente que par la pensée et

    les souvenirs...

    Quelques photos jaunies sur lesquelles mon regard s'est arrêté

     

    Maman à l'âge de 28 ans ...

     

    Bonne fête Maman

     

     

    Nous étions 11 enfants.. Cette photo a été prise en 1961 .Nous y sommes 8 car

    l'aînée de mes sœurs avait déjà quitté la maison...

    C'est moi la seconde ( 16 ans ici)

    Le plus vieux des garçons ( né 1 an 1/2 après moi)

    devait être parti jouer.Le dernier de la fratrie n'était pas encore né..

     

    Bonne fête Maman

     

    J'ai beaucoup joué à la maman !

     

    Maman aura 94 ans en octobre .

     

     

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  • La tempête 99 selon Pipiou

     

    Il y a eu de gros orages et même tempêtes ces derniers jours.

    En Corrèze ,nous avons eu beaucoup de vent mais rien de comparable à ce

    qui a été vécu dans certaines régions..

    La tempête,nous l'avons subie en 1999.En 2000, j'ai écrit une suite à mes albums

    destinés aux enfants. Son titre :

    Les amis du jardin racontent leurs aventures à Mickaël,

    notre petit fils né    en mars 99..18 ans déjà !

     

    Pour en revenir à la tempête..voilà ce qu' Esmeralda,la mésange ,

    racontait à Mickaël....

     

    - C'est à la fin décembre, tout juste après Noël

    Soudain de gros nuages assombrissent le ciel

    La nuit descend d'un coup et ce, bien avant l'heure

    Un courant insolite dans les airs nous fait peur                                   La tempête 99 selon Pipiou

     

    Chacun de nous regagne son refuge ou son nid

    Consolidant leurs brèches, épaulant les amis

    Un silence inquiétant semble remplir l'espace

    L'angoisse et la terreur nous accrochent à nos places.

     

    Tout d'abord nous parvient un sombre grondement

    Qui s'approche, s'amplifie, et au même moment

    Le vent souffle en rafales, il y met tout son cœur                                        

    Les arbres ploient la tête devant une telle ardeur.                      

     

    Le vent bientôt s'essouffle et perd de sa vigueur

    Les arbres se redressent, s'ébrouent avec lenteur

    Nous pouvons respirer, une alerte est passée

    Mais nous le savons bien : ça va recommencer

     

    Après quelques minutes de calme revenu

    Un nouveau grondement enfle de plus en plus

    Monsieur Vent est allé chercher dans ses entrailles

    Sa puissance et sa force qu'il expulse , qu'il travaille.

     

    Il a gonflé ses joues, les yeux exorbités                                              La tempête 99 selon Pipiou

    Au comble de la colère il paraît habité

    Par le diable lui même...rien...personne ne l'arrête

    Ravi, il se délecte, il n'en fait qu'à sa tête.

     

    Dans le ciel, les nuages se bousculent, semblent fuir

    Leur teinte est irréelle, comme la mer en délire

    Sur leurs poteaux, les câbles, tendus à leur extrême

    Résistent quelque temps dans un effort suprême

     

    Hargneux, le vent soutient encore plus sa pression

    Sous ses efforts se brisent les fils de haute tension

    Qui sillonnent le ciel de zébrures magnétiques

    Tels des feux d'artifice...c'est fantasmagorique !

     

    ...Sous la hargne du vent, ces câbles, tels des fouets,         La tempête 99 selon Pipiou

    Serpentent dans les airs, en viennent à se frôler

    Crépitant en formant des gerbes d'or

    Qui inondent le ciel de flashs multicolores

     

    Dans notre petit nid, protégé par la haie

    Serrés l'un contre l'autre, nous sommes tétanisés

    Nous écoutons le vent qui s'éloigne espérant

    Qu'il revienne apaisé, repu et conciliant.

     

    De loin, nous l'entendons qui revient au galop

    En rage, il postillonne, crachouille, monte à l'assaut

    S'infiltre dans les branches, les force à s'écarter

    Pour avoir plus de prise et tout déraciner.  

    La tempête 99 selon Pipiou

    ...Terrifiés, nous le voyons plier le grand sapin

    Qui résiste, s'arc-boute, mais qui cède à la fin

    Devant la violence de chacune de ses rafales

    Majestueusement, sans une plainte, il s'affale.

     

    Le vent gronde, tonitrue, il roule comme le tonnerre

    Les tôles des hangars il projette dans les airs...

    Content de son effet, l'ignoble cataclysme

    Démolit, rase, prépare l'apocalypse.

     

    Puis soudain il pivote, change de trajectoire

    S'époumone sur la haie, savoure son heure de gloire                                      La tempête 99 selon Pipiou

    Content de se repaître des dégâts qu'il provoque  

    Comme le toréador, acharné, il estoque  .......                 

     

     

     

     

     

    Bien entendu, Esmérada  la mésange, sera "emportée" dans les airs

     

    Elle va raconter son voyage imprévu et ses rencontres mais ça...

     

    c'est une autre histoire !

     

     

    La tempête 99 selon Pipiou

     

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    L'oiseau

     

    Voilà un clipart qui illustre bien mon titre mais pas du tout mon

    humeur du jour.

    Aujourd'hui ,je devais poster un billet sur le manteau encours de Barbie...

    Je me suis assisse devant mon clavier,encore en robe de chambre à

    plus de midi ! Je ne peux pas parler de choses aussi futiles qu'un vêtement

    pour Barbie alors que j'ai le cœur si triste...

    Non..pas de deuil..pas de mauvaise nouvelle à partager mais l'envie

    d'aligner des mots comme chaque fois que je suis mal dans mon cœur.

    Je suis allée voir ma maman hier...Elle est en maison de retraite à

    300 kms de chez nous..Je me suis endormie et éveillée en pleurant...

     

     

     

    Je sais que nous sommes nombreuses dans la même tranche d'âge(70 ans)

    et de ce fait confrontées aux mêmes soucis et peines vis à vis de nos

    parents vieillissants .

    J'ai pris comme pseudo le nom de Pipiou et vous êtes nombreuses

    à l'associer à pioupiou ...l'oiseau..

     

    Ce matin, me réfugiant dans les mots . J'ai relu ce poème que j'ai écrit

      il y a plus de 25 ans.... .Dans mon esprit maman s'est substituée à ce

    petit oiseau :joyeuse et inconsciente des ans qui s'additionnent

    Mais un un jour rattrapée par le "chasseur" : la vie impitoyable.

     

     

    Ne pas pouvoir porter secours face aux ans...

     

     

     

     

     

    L’oiseau

     

     

    « …Septembre aux feuillages mordorés

    Parmi tes couleurs, tes relents

    Tes sous-bois j’aime voleter

    Y gazouiller en sautillant… »

     

    Tu étais gai, petit oiseau

    Sifflant, sautant joyeusement

    De ton chant, j’écoutais ces mots,

    Le chasseur n’en pris pas le temps.

     

    Et je t’ai vu tourbillonner

    Sans pouvoir te porter secours

    Ton petit corps s’est affaissé

    Ta plainte ?...Encore un chant d’amour.

     

    Léger et doux, là, sous mes doigts

    Tu retrouves un peu de chaleur

    Tes yeux semblent me dire : Pourquoi ?

    Vois : la réponse est dans mes pleurs.

     

    Juillet 1991

     

     

     

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